L’effort de guerre allait coûter cher. Pour commencer, en février 1940, le Canada a fait un Premier Emprunt de Guerre de 200 millions de dollars au taux de 3%. Et jugeant que cette guerre serait longue, il devenait nécessaire d’établir un organisme national pour recueillir les vastes sommes requises. Cela a vu naître le « Comité national des Finances de Guerre », dont le personnel organisateur viendrait des maisons de valeurs mobilières, les institutions bancaires, etc. Et pour donner le ton, l’Honorable Louis St-Laurent à été nommé président de ce Comité national.
On était environ une douzaine de chez Ames à œuvrer pour le Comité National, lors de la vente successive de neuf émissions d’obligations toutes faites sous le nom d’Emprunt de la Victoire (E. de la V.), financées à un taux non supérieur à 3%, et dont la somme globale nominale atteignait 9 milliards 600 millions de dollars.
Durant la période de juin 1941 à novembre 1945, il se faisait, à tous les six mois, trois semaines de ventes pour chacun de ces neuf emprunts. Pour cela, certains expert vendeurs s’occupaient de listes de noms spéciaux, de sociétés importantes, etc. D’autres voyaient a organiser la multitude d’unités de vente et cela à travers l’entier territoire canadien. Lors du premier emprunt, j’ai œuvré à l’organisation du territoire du nord-ouest de la Province. Aux 2ème et 3ème emprunts, je m’occupais à Montréal d’un bureau central d’orateurs (avocats bien connus); on dirigeait chacun à l’endroit où son discours serait de nature à mousser 1a vente. Enfin, aux six autres E. de la V., j’étais encore à Montréal, mais à une unité dont le territoire allait de l’avenue du Parc à la rue Guy, et de la rue Sherbrooke à la montagne du Mont-Royal. On a toujours dépassé les objectifs fixés!
(Extraits des notes autobiographiques)
The war effort was going to be expensive. To begin with, in February 1940, Canada made a First War Loan of 200 $ million at the rate of 3%. And judging that this war would be long, it became necessary to establish a national organization to collect the vast sums required. This gave rise to the « National War Finances Committee », whose organizing staff would come from securities firms, banking institutions, etc. And to set the tone, the Honorable Louis St-Laurent has been appointed President of this National Committee.
There were about a dozen from Ames working for the National Committee, during the successive winding of nine ready-made bond issues under the name of the Victory Loan (V.L.), financed at a rate not more than 3%, and the nominal aggregate sum of which reached 9 billion 600 million dollars.
During the period from June 1941 to November 1945, it was made, every six months, three weeks of sales for each of these nine loans. For this, some expert sellers took care of lists of special names, important companies, etc. Others saw to organize the multitude of sales units and that across the entire Canadian territory. During the first loan, I worked on the organization of the territory of the northwest of the Province. For the 2nd and 3rd loans, I was in charge of a central speaker office in Montreal (well-known lawyers); each one was directed to the place where his speech would be likely to stimulate the sale. Finally, at the six other V.L., I was still in Montreal, but at a unit whose territory went from avenue du Parc to rue Guy, and from rue Sherbrooke to the mountain of Mont-Royal. We have always exceeded the objectives set!
(Extracts from autobiographical notes)
Carnet de rationnement – Ration bookEmprunts de la Victoire – Victory loans